Taxi ou VTC, en une phrase
Le taxi peut être hélé dans la rue, stationner en station, transporter des patients pour l'Assurance maladie, mais il applique des tarifs réglementés et doit disposer d'une licence (ADS). Le VTC fixe librement ses prix et peut travailler partout en France sans licence, mais il ne peut prendre que des clients qui ont réservé, et dépend souvent des plateformes. Le bon choix dépend de votre budget de départ, de votre secteur et de la clientèle que vous visez.
Les deux métiers se préparent à la même chambre de métiers et de l'artisanat (CMA), avec un tronc commun d'épreuves. Ce comparatif reprend les règles en vigueur au 21 octobre 2026, y compris les changements de l'été 2026 pour les VTC, et les chiffres officiels disponibles.
Ce qui a changé en 2026
Depuis le 12 août 2026, selon Entreprendre Service Public, l'examen est la seule voie d'accès au métier de VTC : l'expérience professionnelle ne permet plus d'obtenir la carte. Depuis le 27 juin 2026, les exploitants VTC doivent déclarer au registre leurs conducteurs et les véhicules qu'ils exploitent, et les sanctions de l'exercice illégal ont été renforcées. Côté taxi, le registre de disponibilité le.taxi est suspendu depuis le 12 juin 2026.
Taxi et VTC : les différences qui comptent
| Critère | Taxi | VTC |
|---|---|---|
| Être hélé dans la rue, la maraude | Oui | Non |
| Stationner en station en attente de clients | Oui | Non |
| Prendre un client sans réservation | Oui, dans le ressort de l'ADS | Jamais |
| Prix | Réglementé, maximums fixés chaque année | Libre, fixé à l'avance ou calculé à la course |
| Autorisation d'exercer | Licence ADS, gratuite sur liste d'attente ou achetée | Inscription au registre REVTC (170 €) |
| Transport de patients conventionné | Oui | Non |
| Zone de la carte professionnelle | Département de l'examen, jusqu'à 4 avec la mobilité | Toute la France |
| Équipements imposés | Taximètre, lumineux, plaque, imprimante, TPE | Vignette VTC, pas de lumineux |
| Revenu minimum garanti par les plateformes | Sans objet | 9 € par course, 30 € de l'heure, 1 € du km |
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Le même examen, ou presque
L'accès aux deux professions passe par un examen organisé par la CMA de votre région, en deux parties : sept épreuves écrites d'admissibilité (questions à choix multiples et à réponses courtes), puis une épreuve pratique d'admission. L'arrêté du 6 avril 2017, modifié en 2024, en fixe le programme :
| Épreuve | Taxi | VTC | Durée et coefficient |
|---|---|---|---|
| A. Réglementation du transport de personnes, discriminations et violences sexistes | Commune | Commune | 45 min, coef. 3 |
| B. Gestion | Commune | Commune | 45 min, coef. 2 |
| C. Sécurité routière | Commune | Commune | 30 min, coef. 3 |
| D. Français | Commune | Commune | 30 min, coef. 2 |
| E. Anglais (niveau A2) | Commune | Commune | 30 min, coef. 1 |
| F | Connaissance du territoire et réglementation locale (20 min) | Développement commercial et gestion propre au VTC (30 min) | coef. 3 |
| G | Réglementation nationale de l'activité taxi et gestion propre au taxi (30 min) | Réglementation nationale spécifique du VTC (20 min) | coef. 3 |
Pour être admissible, il faut au moins 10 sur 20 de moyenne pondérée, au moins 6 sur 20 à chaque épreuve sauf l'anglais, et au moins 4 sur 20 en anglais. L'épreuve pratique, une course d'au moins 20 minutes en circulation, se réussit avec 12 sur 20 ; côté taxi, 3 points sur 20 portent sur la facturation et l'utilisation des équipements spéciaux (taximètre, terminal de paiement). Un candidat admissible peut se présenter trois fois à l'épreuve pratique dans l'année qui suit.
Passer de l'un à l'autre est prévu : un candidat reconnu admissible à l'un des deux examens depuis moins de trois ans ne repasse que les deux épreuves spécifiques (F et G) de l'autre, puis l'épreuve pratique.
Les droits d'inscription, fixés à 195 € en 2017 pour l'ensemble des épreuves, sont réévalués chaque année ; Entreprendre Service Public les situe aujourd'hui à environ 200 € pour l'examen VTC. La carte professionnelle, elle, coûte environ 60 € dans les deux cas, et se renouvelle tous les cinq ans après un stage de formation continue de 14 heures (voir notre guide sur la formation continue taxi obligatoire).
Les résultats sont nettement meilleurs côté taxi. Selon le rapport 2026 de l'Observatoire national des transports publics particuliers de personnes, 73 % des candidats inscrits à l'examen taxi en 2024 avaient réussi l'ensemble des épreuves en janvier 2026, contre 45 % des candidats VTC. Pour vous préparer gratuitement : notre quiz taxi, l'examen blanc taxi et l'examen taxi corrigé en PDF ; côté VTC, le quiz examen VTC.
Une différence pratique souvent oubliée : la carte de taxi ne vaut que pour le département où vous avez réussi l'examen. Pour exercer ailleurs, il faut un stage de mobilité de 14 heures (35 heures à Paris), dans la limite de quatre départements. La carte VTC, elle, est valable sur tout le territoire.
Comment chacun trouve ses clients
C'est la différence de fond, fixée par l'article L. 3120-2 du code des transports.
Le taxi peut, dans le ressort de son ADS, stationner aux emplacements réservés et circuler en quête de clients : c'est la maraude, réservée aux taxis. Il peut aussi travailler sur réservation, avec une centrale, une application, ou ses propres clients ; hors de son ressort, il ne peut prendre un client que sur réservation préalable, justificatif à l'appui.
Le VTC ne travaille que sur réservation préalable. Il lui est interdit de circuler ou de stationner sur la voie publique en quête de clients, de se faire héler, et même de signaler sa position et sa disponibilité dans une application avant la réservation (la « maraude électronique »). Après chaque course, s'il n'a pas d'autre réservation, il doit retourner au siège de son entreprise ou dans un lieu de stationnement hors de la chaussée (article L. 3122-9). Aux abords des gares et aéroports, il ne peut stationner qu'une heure au plus avant la prise en charge d'un client qui a réservé.
En pratique, beaucoup de VTC passent par les plateformes. Entreprendre Service Public rappelle que, lorsqu'un chauffeur est relié à une plateforme, celle-ci doit lui verser au moins 9 € par course, 30 € par heure travaillée et 1 € par kilomètre, commission déduite. Le chauffeur peut aussi développer sa propre clientèle, en totale indépendance.
Le prix des courses
Le taxi applique des tarifs réglementés. Pour 2026, l'arrêté du 24 décembre 2025 fixe des maximums nationaux : 4,48 € de prise en charge, 1,30 € par kilomètre, 42,15 € de l'heure, et une course minimum de 8 €. Le préfet les décline dans chaque département. Le client sait que le prix est encadré, paie au taximètre, peut toujours régler par carte bancaire, et reçoit une note dès 25 €. Certaines villes ont des forfaits aéroport : à Paris, 56 € ou 65 € pour Roissy-CDG, 45 € ou 36 € pour Orly selon la rive.
Le VTC fixe librement ses prix : forfait déterminé dès la réservation, ou prix calculé après la course selon le temps et la distance. Sur les plateformes, c'est chaque plateforme qui décide de sa stratégie tarifaire, note le rapport 2024 de l'Observatoire national : en 2022, le montant perçu par le chauffeur, toutes plateformes confondues, est passé de 1,50 € à 1,80 € par kilomètre de course entre janvier et décembre.
L'investissement de départ
C'est souvent ce qui décide.
Pour le taxi, il faut une ADS. Trois possibilités, détaillées dans notre guide licence taxi : prix de l'ADS, achat, location et liste d'attente :
- l'obtenir gratuitement sur liste d'attente, ce qui peut prendre du temps selon la commune ;
- acheter une licence délivrée avant 2014 : entre 30 000 € et 300 000 € selon Entreprendre Service Public, environ 190 000 € à Paris ;
- louer une licence en location-gérance : environ 3 500 € par mois à Paris selon la même source.
Il faut aussi équiper le véhicule : taximètre homologué, lumineux, plaque de l'ADS, imprimante et terminal de paiement.
Pour le VTC, pas de licence, mais une inscription au registre des exploitants (environ 170 € selon Entreprendre Service Public), une vignette (environ 35 €), et une capacité financière : être propriétaire du véhicule, le louer pour au moins six mois, ou présenter une garantie de 1 500 € par véhicule. La voiture doit compter 4 à 9 places, au moins 4 portes, mesurer au minimum 4,50 m sur 1,70 m, développer au moins 84 kW et avoir 7 ans au plus, sauf véhicule hybride ou électrique.
Le transport de patients : un marché réservé aux taxis
Seules les entreprises de taxi peuvent signer une convention avec l'Assurance maladie pour le transport assis de patients. C'est une activité régulière, mais encadrée : il faut avoir exploité son ADS au moins trois ans, que le territoire ait besoin de taxis conventionnés, et appliquer une grille nationale depuis le 1er novembre 2025 (13 € de forfait, puis 1,07 € à 1,27 € du kilomètre selon le département). Tout est expliqué dans devenir taxi conventionné CPAM.
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Les revenus : ce que disent les chiffres officiels
La dernière comparaison officielle séparée date de 2016 : selon l'Insee, les chauffeurs de taxi indépendants tiraient en moyenne 1 230 € par mois de leur activité, contre 570 € pour les VTC. Depuis, l'Insee publie un seul secteur : en 2024, les taxis et VTC indépendants (hors micro-entrepreneurs) ont dégagé en moyenne 1 540 € par mois.
Le nombre de chauffeurs a beaucoup évolué : le rapport 2026 de l'Observatoire national recense, en 2024, plus de 71 000 chauffeurs VTC actifs sur les plateformes et près de 63 000 taxis. Les taxis sont plus nombreux, rapportés à la population, en zone rurale et en Île-de-France ; les VTC travaillent presque exclusivement dans les grandes agglomérations.
Pour comparer sur vos propres chiffres, utilisez notre calculateur de rentabilité taxi et le calculateur de rentabilité VTC, et lisez notre analyse combien gagne un chauffeur de taxi.
Alors, taxi ou VTC ?
| Votre situation | Plutôt taxi | Plutôt VTC |
|---|---|---|
| Budget de départ limité | Si vous pouvez attendre une ADS gratuite, ou commencer salarié ou locataire | Oui, pas de licence à acheter |
| Vous visez une petite ville ou une zone rurale | Oui : station, transport de patients, clientèle locale | Plus difficile : peu de demande sur réservation |
| Vous visez une grande agglomération | Oui, si vous accédez à une licence | Oui, c'est là que travaillent la plupart des VTC |
| Vous voulez fixer vos prix et proposer des prestations haut de gamme | Non, tarifs réglementés | Oui |
| Vous voulez transporter des patients | Oui, après 3 ans d'exploitation de l'ADS | Impossible |
| Vous voulez pouvoir déménager et travailler ailleurs | Mobilité limitée à 4 départements | Carte valable partout |
Les deux métiers ont un point commun : ceux qui s'en sortent le mieux ont leurs propres clients, qui les appellent directement plutôt que de passer par une centrale ou une application. Notre méthode pour les taxis est dans trouver des clients en taxi sans centrale.
Votre site, quel que soit votre choix
Nous créons des sites pour les deux métiers. Pour un taxi, le site met en avant votre licence et votre secteur, vos prix estimés au taximètre et la demande de course en ligne, comme celui de Taxi d'Othis en Seine-et-Marne : découvrez notre création de site internet pour taxi. Pour un VTC, voyez notre création de site internet VTC avec module de réservation.
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Taxi ou VTC : vos questions
Sources
Toutes les sources ont été consultées le 21 octobre 2026.
- Maraude, réservation préalable, retour à la base, registre VTC, sanctions : Code des transports, articles L. 3120-2, L. 3121-1 à L. 3121-11, L. 3122-1 à L. 3122-9, D. 3120-3, R. 3122-1 à R. 3122-9 (Légifrance)
- Épreuves, notes et passerelle entre les deux examens : arrêté du 6 avril 2017 relatif aux programmes et à l'évaluation des épreuves, modifié par l'arrêté du 20 mars 2024 (Légifrance) ; droits d'inscription : arrêté du 6 avril 2017 fixant les droits d'inscription (Légifrance) ; versions consolidées lues dans les données ouvertes LEGI publiées par la DILA
- Examen, carte professionnelle, mobilité, licence : Devenir chauffeur de taxi, Entreprendre Service Public, vérifié le 13 juillet 2026
- Examen VTC, registre, véhicule, revenus minimums des plateformes, changements de juin et août 2026 : Devenir chauffeur de VTC, Entreprendre Service Public, vérifié le 12 août 2026
- Tarifs des taxis 2026 : arrêté du 24 décembre 2025 relatif aux tarifs des courses de taxi (Légifrance) et fiche Entreprendre Service Public, vérifiée le 13 août 2026
- Prix des courses VTC sur les plateformes en 2022 : Les taxis et VTC, rapport 2024 de l'Observatoire national des transports publics particuliers de personnes (SDES)
- Réussite aux examens, nombre de taxis et de VTC : Les taxis et VTC, rapport 2026 de l'Observatoire national des transports publics particuliers de personnes (SDES)
- Revenus : Insee, revenus des non-salariés en 2024 et Insee, revenus 2016 des taxis et VTC
- Taxis conventionnés : convention-cadre nationale, arrêté du 29 juillet 2025 (Légifrance)




